Le blog de photos et vidéos du Karaté-club-Spa

Dépôt de photos sur la vie du Karaté-club-Spa de semaines en semaines .

lundi 26 mars 2007

Maître Kasé donne un stage à Andrimont...

Maître Kasé donne un stage à Andrimont fin des années 80...
Comment faire une technique efficace ?
Un salut bien fait...

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samedi 13 mai 2006

Kata Bassaï sho

Présentation du Kata Bassaï sho par Mr Michel Bonhomme 6ème dan Shotokan...


Karaté Kata Bassaï sho
Vidéo envoyée par caddy04

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jeudi 5 janvier 2006

Dernier cours pour 2005...

Le 30 décembre dernier cours de karaté à Spa pour 2005.Pour cause de routes impraticables nous nous retrouvons à huit et décidons de faire une petite compétiton intime de karaté...

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mardi 15 novembre 2005

Cours de Kumité...

Cours sur le déroulement d'un combat (kumité) en compétition

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Survolez le déroulant et cliquez sur la vidéo du cours de karaté qui vous intéresse pour la voir en grand

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lundi 30 mai 2005

Préparation à la ceinture noire 1er dan...

Chapitre 1 : KIHON
Travail face à soi-même, face à la cible, face au partenaire :
- les positions,


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- les déplacements,

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- les défenses (parades et esquives),


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- les techniques des bras (poings, mains, coudes),

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- les techniques de jambes.

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Chapitre 2 : KIHON IPPON KUMITE
- Attaques de poings :
  défenses et contre-attaques de poings,
  défenses et contre-attaques de mains ouvertes,
  défenses et contre-attaques de coudes.

- Attaques des pieds :
  défenses et contre-attaques des pieds.

Chapitre 3 : KATAS
Description complète de chaque kata du niveau 1er Dan selon la méthode :
- approche décomposée des appuis, positions et déplacement,
- liens entre les techniques, les positions et les déplacements,
- Katas et critères de réssite..

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samedi 12 mars 2005

Badge du Karaté club de Spa

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mercredi 19 janvier 2005

L'avis du Maître ...

Lorsqu'on entre dans le dojo, il faut laisser son moi à la porte.

Le dojo, pendant les cours est l'endroit sacré où l'on doit tuer son égo.

Dans le dojo, on pratique la technique, on apprend à maîtriser son corps,

ceci est la partie visible de l'iceberg.

Le véritable combat est celui du moi.

Gichin Funakoshi

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samedi 27 novembre 2004

Maître Kasé nous à quitté...

 

Madame Chieko KASE son épouse,

Yumiko et Kimihiko INABA

Sachiko KASE

Ses enfants et gendre,

Yusuke

Son petit-fils

Toute la famille et les amis,

Ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Taiji KASE

Survenu le 24 novembre 2004 dans sa 75ème année

Sensei Taiji KASE, 9e dan, l’héritier de FUNAKOSHI Sensei (Extraits de la revue Karate Bushido, juillet/août 1995, Christain COURTONNE) Si une face du Karaté est aujourd’hui surexploitée, une autre, plus profonde car issue du Karaté traditionnel enseigné par Maître Funakoshi, plus réaliste et plus pure, évolue, s’enrichit au sein grâce à un maître qui force le respect de tous et qui est un trésor vivant du Karaté. Il s’agit de Maître Kase, ceinture noire 9e Dan de Karaté, qui inscrit en Europe, en ce moment, son action dans la légende du Karaté. Né au Japon en 1929, il y étudie tout d’abord le Judo et l’Aïkido. Il connaît ses premiers entraînements de Karaté dans la marine, dans des conditions très violentes, et s’entraîne ensuite dans le dojo de Yoshitaka Funakoshi, le fils de Gishin Funakoshi, grand maître qui a su intégrer le Karaté dans le Japon moderne, tout comme Maître Nakayama a su le diffuser dans le monde entier. Cette formation première a forgé son style. Maître Kase fait passer le message originel que lui a transmis Gishin Funakoshi lorsqu’il visitait le dojo de son fils, et l’enrichit aujourd’hui, après avoir été l’un des acteurs actifs du prosélytisme de la Japan Karate Association. Nous retrouvons quelques années plus tard Maître Kase, combattant hors-pair, à l’université de Taikushoku où il dirige les cours combat de la J.K.A. Il a dans ses rangs des élèves qui s ‘appellent Enoeda, Shirai et Ochi. Ceux qui ont pu recueillir les confidences de ces maîtres le savent : les entraînements étaient très très durs. En effet Maître Kase, dans un milieu où l’on peut parfois faire illusion, a toujours dominé physiquement ses interlocuteurs durant des entraînements sans concession. N’oublions pas que dans les années 60, c’est lui, avec Maître Nishiyama, qui était chargé de relever les défis ! Comme les plus grands maîtres japonais au milieu des années 60, tel Maître Kanazawa par exemple, il est chargé de la divulgation de cette discipline à travers le monde et visite l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et l’Europe. C’est sur l’initiative de Maître Plée, ainsi que nous le révèle Jean-Pierre Bergheaud (président du Comité Départemental du Val-de-Marne et historien du Karaté français), qu’il arrive un jour de l’année 1967 à la Gare de Lyon à Paris. Trois personnes l’accueillent : Henry Plée, un ami italien et Jean Pierre Lavorato, son élève le plus ancien qui est sans conteste en France le chef de file de ce courant du Karaté. Dès son arrivée, fidèle à son instinct de guerrier, qui ne s’est jamais atténué, il se confronte aux champions des différentes méthodes de combat. Le résultat est sans appel. Suivent cinq années d’entraînement historiques, dans le dojo du 34 rue de la Montagne Sainte Geneviève, creuset du Karaté. En 1972, il enseigne au centre Daviel à Paris, dans le 13e arrondissement. Puis il ouvre en 1973 le dojo de la rue Daguerre. Trois années d’enseignement exceptionnel ont lieu dans cette salle du 14e arrondissement. Il s’agit d’un vrai dojo, consacré uniquement au Karaté, ouvert de 9 heures du matin à 10 heures du soir. Les cours se succèdent, de l’entraînement de ses assistants et de son équipe le matin au cours des débutants dispensé par ses fidèles, en passant par ses entraînements libres, le travail au sac, au makiwara. Les Maîtres Nakayama, Enoeda, Ochi, Shirai, Oshima et bien d’autres, ont visité ce lieu. En 1976, Maître Kase prend ses distances avec toute organisation après avoir conduit sa sélection à la 3e place aux Championnats d’Europe Shotokan IAKF. Ce retrait lui a permis d’approfondir sa recherche personnelle, de s’épanouir totalement et de transmettre, uniquement à l’occasion de stages, ce message unique dans le Karaté mondial. Le karaté total, selon Sensei KASE. L’art du combat ne peut être exercé que par un pratiquant qui s’investit totalement dans sa passion. L’entraînement est bien sûr physique, mais sans un travail mental d’égale importance, le sujet n’est qu’effleuré. Cette idée est aujourd’hui tellement présente qu’elle en est usée. Dans l’enseignement de Maître Kase, elle est réellement mise en œuvre. Un exercice que le maître demandait de réaliser à l’époque où son groupe avait atteint le niveau troisième dan, était le suivant : dans les circonstances les plus anodines, dans le métro, devant un verre, annoncer une attaque à un ami (pratiquant bien évidemment). Celui-ci doit répondre instantanément, oralement, le blocage correspondant. Cet exercice, apparemment anodin, voire anecdotique, est en fait une première étape vers la fusion du corps et de l’esprit, obligeant à un état de veille permanent. Les entraîneurs sportifs modernes appellent cet exercice l’entraînement virtuel. Maître Kase l’a montré en France il y a un quart de siècle. La fusion du corps et de l’esprit se fait aussi par la répétition des mouvements, les séries. Pas de discours sur l’utilité de ce travail, pas d’interrogation. Le maître montre le mouvement exact et il faut faire des séries, sans réfléchir, en faisant le vide. Le geste devient ainsi instinctif après quelques années. Une série, c’est par exemple 1000 mae-geri, 30 fois le kata Kankudaï sans aucun arrêt, etc. Pour pratiquer ces techniques d’une violence extrême, un préalable est nécessaire.

C’est le travail de l’intégrité du corps. Tous les gestes sont orientés vers cet objectif. Ainsi en est-il de la tenue du dos. Il suffit de voir le maître pour le comprendre. Le port est parfait, tout comme il doit l’être en Kendo. Préserver l’intégrité du corps La position Fudo-Dachi permet de travailler en toute confiance et avec toute la vitesse nécessaire pour préserver la colonne lombaire, ce que ne permet pas Zen-Kutsu-Dashi. Le travail des membres inférieurs doit aussi être examiné. Ainsi, dans toutes les techniques, il convient de réfléchir à la tenue de la jambe d’appui par des contractions statiques pour préserver le genou. Nous allons voir au cours des trois étapes de l’évolution du Karatéka que tous ces principes sont appliqués. Première étape Cette étape dure entre 10 et 15 ans. Toutes les techniques de base doivent être apprises, assimilées, répétées. Vous les connaissez grâce à votre professeur. La formation du corps est codifiée. Elle se fait autour des 21 katas Shotokan. Maître Kase transmet ceux qu’il a étudiés avec Yoshitaka Funakoshi. Sa fidélité lui a fait rejeter les modifications apportées par Maître Nakayama. Le blocage Age-Uke, par exemple, est différent. Il s’arme à la hanche opposée. Le Karaté originel est présenté dans ses ouvrages publiés à la Sedirep. C’est une référence incontournable si l’on souhaite s’exprimer sur les katas authentiques. Le travail Hikite est aussi parfaitement codifié, le coude étant en arrière, le poignet en supination, le poing fermé, le dos contracté. Nous verrons que celui-ci est modifié dans la deuxième phase de la formation. Deuxième étape : le travail en Fudo-Dashi Le Fudo-Dashi est la position originelle. Les déplacements se font en Fudo-Dashi, assurant ainsi des appuis au sol parfait. Cette maîtrise des appuis à tout moment est nécessaire, car la puissance vient de la terre. Après quinze années de pratique, la base est réalisée. Il progressera en se déstructurant. Ainsi le travail Hikite se diversifie, il peut se faire à n’importe quel niveau, en armant toute technique. Le corps entier, chaque mouvement peut être une attaque déterminante. Le travail oi-tsuki se fait aussi en ura-tsuki, tate-tsuki. L’enchaînement blocage/contre-attaque peut se faire du même bras. Toutes ces techniques qui s’enrichissent d’un travail mains ouvertes renouent avec le Karaté originel, avec des gestes proches de la pratique du sabre qui passionne Maître Kase et avec les instincts de ses ancêtres samouraïs. Troisième étape : le Sen No Sen Cela correspond à la fusion du mental avec celui de l’adversaire pour le dominer. Encore une fois, il ne s’agit pas là d’un verbiage. La pensée domine l’adversaire, c’est une réalité. Maître Kase l’exerce et n’exclut d’ailleurs pas les explications philosophiques telles la puissance de la terre, l’homme relié au ciel. C’est un domaine dans lequel il se livre peu. La recette pour atteindre l’harmonie du corps et de l’esprit puis de l’être, dans les éléments naturels, est une démarche très personnelle. Maître Kase est un homme de son temps, homme de relations publiques très apprécié dans de nombreux milieux. Comment ne pas admirer cet expert qui a réussi la synthèse des principaux paradoxes de l’être humain : la violence et la sérénité, la destruction et l’intégrité, le passé et le futur, la guerre et la cellule familiale. Enfin, la simple vision des gardes spectaculaires de Maître Kase, synthèse d’une pratique glorieuse de près de 50 ans, avec les disciplines ancestrales des samouraïs, permet d’affirmer cette vérité : le Karaté est un art. Maître Kase et le combat Maître Kase a entraîné en combat, à l’université Takushoku des célèbres champion du Japon, Maître Enoeda et Maître Shirai mais aussi Maître Ochi et bien d’autres, à une époque où la compétition combat n’était pas ce que certains appellent aujourd’hui ce jeu de touche pied-poing. En France, il a entraîné Jean-Pierre Lavorato dès 1967 et l’a préparé à sa victoire aux Championnats de France de 1968 face à Dominique Valéra. Maître Kase maîtrise le sujet. Son idée est que, dans le travail préparatoire, il convient de ne pas brûler les étapes. Le travail Sanbon Kumite (3 attaques), Kihon ippon Kumite, Jiu ippon Kumite est étudié et répété durant des années. Cela ne sert à rien de combattre si le corps n’est pas formé, les techniques pures, la distance programmée, le timing exact. Ensuite le combat libre (Jiu Kumite) peut intervenir. Là encore, Maître Kase a montré en France il y a 25 ans toutes les ficelles, le travail pied-poing, le désaxage, le travail en contre et la prise de point d’appui sur l’adversaire. Nombreux sont ceux qui sont allés faire fructifier ce savoir sur les tatamis, que ce soit en combat ou en technique. Certains en sont revenus. Maître Kase observe avec beaucoup d’humanisme, de sérénité et de curiosité ces comportements diversifiés sans jamais juger. Il montre et progresse, telle est sa voie. Il apprécie d’ailleurs les champions et a toujours accueilli avec satisfaction tous ceux qui se sont présentés à ses stages, certains par mode, d’autres, par conviction profonde.

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lundi 15 novembre 2004

Un peu d'Histoire...

                         funakosh            

                                                        Maître Gishin Funakoshi  ( 1870-1957 )

                 Funakoshi Gishin naquit en 1869 à Shuri (Okinawa), dans le district de Yamakawa-Sho.

Il était le fils unique d'une famille modeste. Funakoshi vécut dans le district ou il était né. Il falsifia lui-même sa date de naissance (1970 ou 1971) pour avoir l'âge requis pour pouvoir se présenter à l'examen de l'Ecole de Médecine de Tokyo, examen qu'il réussit. Cependant, il ne pu entrer dans cette école car, le port des cheveux noués en chignon sur la tête était interdit (nouvelle loi pour les écoles Japonaises). Funakoshi, refusa de couper ses cheveux ne pu entrer dans cette école.      

A l'âge de 15 ans, il découvrit ce qui allait devenir sa passion. Son professeur d'école était le fils de Azato Yasutsune (expert du Karaté). Le jeune Gishin découvrit ainsi le Karaté à une époque ou la pratique de cet art martial était interdite. Il devait donc s'entraîner en secret, la nuit, chez Maître Azato.

Il fallait se préparer à l'avenir. En 1888, Gishin Funakoshi réussit l'examen de maître auxiliaire d'école primaire. Il accepta donc de se couper les cheveux au grand désespoir de sa famille (les cheveux noués en chignon symbolises la virilité et la maturité des hommes mais sont interdits dans les écoles). Il devînt donc maître auxiliaire mais n'abandonna pas pour autant le Karaté.

Gishin fut longtemps le seul disciple d'Azato qui le présenta a un de ses amis : maître Itosu Yasutsune (expert du Karaté). Il profita de l'enseignement que lui donna maître Itosu.

En 1891, Gishin Funakoshi fut déplacé dans une école de Naha. Vers la fin du siècle, il élargit sa gamme de techniques avec Maître Kiyuna Higaonna et Maître Aragaki Matsuruma.Lorsqu'il eut 30 ans, le Karaté n'était plus totalement inconnu à Okinawa.

C'est à partir de 1906 que le Karaté fut officiellement autorisé. Dès lors on retrouva Gishin Funakoshi dans un groupe d'expert (dont Motobu, Kyan, Mabuni, Gusukuma). Ce groupe fit en 1913 une démonstration sur toute l'île d'Okinawa.

Ce fut en 1914 que Funakoshi revint une seconde fois au Japon, cette fois pour n'en plus revenir, emprisonné par son succès.   

1922 fut un tournant décisif; en mai, Gishin Funakoshi alors président de la "Okinawa Shobu Kai" (association pour la promotion des arts martiaux) vint à Tokyo et se tailla un succès historique. La même année, il signa son premier livre (Ryükyü Kempo Karaté) où il y expliqua l'esprit de son art. (il publia en 1935, son second ouvrage, véritable manuel technique Karaté Do).

La même année, Funakoshi rencontra Jigoro Kano (fondateur du Judo); cette rencontre fut décisive.Ce dernier invita Gishin à faire une démonstration privée au Kodokan (Dojo où l'on pratique le Judo se situant à Tokyo et appartenant à Jigoro Kano).

En 1924 c'est au tour de Kano de faire une démonstration de Judo, cette fois à Okinawa. Par la suite, Gishin continua à faire des démonstrations.

Après avoir montré leur savoir faire, les deux maîtres continuèrent à se porter une estime réciproque.Quelques temps après, Gishin pu établir un petit gymnase pour y enseigner le Karaté.                      

Ce fut en 1935 que Funakoshi pu vraiment réaliser son rêve (il voulait construire un important Dojo pour grouper des étudiants). La construction du Shotokan (nom du Dojo) fut achevée en 1936 et se situe dans le quartier de Meijuro, à Tokyo. Les élèves affluèrent dans ce Dojo.Funakoshi ne faisait plus que superviser et laissat le soin de faire étudier le Judo à Yoshitaka.   

En 1945, la Seconde Guerre Mondiale éclate détruisant le Shotokan. Gishin Funakoshi se réfugiat donc avec sa femme et ses enfants sur l'île de Kyushu  plus précisément à Oita. Malheureusement, en 1947, sa femme mourut. Funakoshi décida d'habiter à Tokyo avec son fils aîné.

En 1948, la pratique des arts martiaux est de nouveau autorisée. Malgré son âge, Funakoshi (78 ans)  continua d'enseigner.

Le nouveau Shotokan fut reconstruit dans le quartier de Yotsuya à Sudobachi, dans les locaux de l'ancien Kodokan (Dojo appartenant à Jigoro Kano).Les liens entre ce nouveau Dojo et le maître, car le maître n'était plus q'une image de marque, un symbole, un vieil homme respecté mais écarté sur le plan technique et il le savait.

                      Funakoshi Gishin mourut le 26 Avril 1957; il était âgé de 88 ans. On rapporte que pendant les derniers jours de sa vie il faisait encore quelques mouvements de bras, disant qu'il commençait à "sentir le Tsuki" (coup de poing). Ces cendres furent ramenées sur l'île d'Okinawa.

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vendredi 5 novembre 2004

Les bunkais

C'est facile d'attraper un bébé tigre. Il suffit d'entrer dans l'antre du tigre. Proverbe chinois

Bien que le kata soit un exercice formel, il ne reçoit sa signification qu'associé à son interprétation que l'on nomme le bunkai. Chaque mouvement de kata a son sens, le bunkai est parfois évident, parfois obscur,souvent trompeur.

 Pour s'améliorer dans l'exécution des katas, la simple répétition du kata n' est pas suffisante. Il faut d'abord comprendre le sens de chaque mouvement.  En exécutant un kata, le karatéka doit s'imaginer entouré d'adversaires et  être prêt à effectuer des techniques défensives et offensives dans toutes les directions, il doit faire sentir la présence de ses adversaires. Pour cela, vous devez les imaginer,  les voir réellement, ce que seule une pratique assidue et la connaissance approfondie du bunkaï peut permettre.

Chaque kata a sa propre personnalité. Certains katas comme les Tekki donnent une impression de solidité, de robustesse et de lourdeur. Lorsqu'on les pratique, on peut s'imaginer en train de foncer sur l'ennemi comme un taureau qu'on ne peut pas arrêter. D'autres, comme Empi ou Unsu donnent l'impression d'être plus légers et rapides et demandent des sauts acrobatiques. En les pratiquant, on peut s'imaginer en train de foncer tel une flèche. Certains sont plus gracieux et fluides et d'autres sont exécutés lentement demandant un grand effort musculaire. D'autres sont respiratoires.

Ces différences n'impliquent pas que celui qui exécute les katas bouge plus légèrement ou plus lourdement. Chacune des techniques est exécutée comme si elle allait être la seule à être pratiquée, la dernière, et il faut y mettre du kimé, donner le maximum. C'est plutôt la forme de la technique, la vitesse à laquelle on l'exécute et le rythme du kata lui même qui lui donnent sont caractère.

Vous pouvez, dans ce but, vouloir les travailler avec partenaires de manière à en conserver la vision. Cependant, bien que possédant le bon bunkaï, cette pratique peut être ardue. Si vous regardez des photos de Funakoshi vous remarquerez que ses positions sont très hautes, ce n'est que plus tard que son fils Yoshitaka introduira des positions plus basses et plus longues. Il faut se rappeler qu'un bunkai n'est pas toujours évident et qu"il évolue avec  le niveau des pratiquants. Un age-uke par exemple peut être un blocage remontant sous le coude pour disloquer l'épaule , ou une contre-attaque du coude au menton.

Il n'y a pas deux sortes de karaté, celui du kata et celui des compétitions en combat; il y a pour chaque technique une application pratique et concrète. N'oubliez jamais le rapport entre la pratique des katas et le kumité (voir volume 3 et 4 de Best Karaté). Je vous conseille fortement d'aller voir les deux bunkais présentés en compétition ci-dessous, les bunkais des 5 Heian en images, ainsi que les vidéos de bunkai sur un site allemand (Budo Studien Kreis) .

Conseils d'exécution des katas; les points importants

Ordre correct. Le nombre et la séquence des mouvements sont fixes. Ils doivent être tous accomplis.

Début et fin. Tout kata se déroule suivant un plan,un dessin que forme au sol les déplacements lorsque un kata est exécuté, et à un point central qui s'appelle le kiten. L'embusen indique où on doit commencer, où on doit finir et partout où on doit aller pendant l'exécution du kata. Le kata doit commencer et finir au même endroit sur embusen. Cela demande beaucoup de pratique. En principe le kata doit commencer et finir face au nord tout comme les tao de Kung-Fu. Cependant cette tradition chinoise n'est plus respectée avec le karaté moderne.

Si vous le connaissez par coeur, vous devriez être capable de regarder n'importe quel endroit d'entraînement et de savoir automatiquement où vous devez aller. Si vous devez réaliser Empi, vous savez que vous allez rentrer dans le coin gauche du mur en face de vous. Empi va devant et à gauche en formant un L renversé. Si vous visualisez la forme de cet embusen en tête, cela vous facilitera beaucoup la tâche et savoir dessiner les embusen de chaque kata que vous voulez maîtriser devrait être obligatoire.

Le caractère kanji simple qui représente le mot "kata" en japonais est composé de 3 autres kanji. Ces kanji sont « figure », « couper » et « sol » et donc un kata est quelque chose qui « coupe une figure sur le sol » et cette figure est un embusen.

Embusen des cinq Heian

Signification des mouvements. Chaque mouvement de défense ou d'attaque doit être compris et démontré.

Conscience de la cible. Le karatéka doit connaître la cible et le moment d'exécution de la technique.

Rythme et synchronisation. La détente du corps est primordiale, il faut éviter la tension, surtout au niveau supérieur. Le rythme est adapté à chaque kata. N'oubliez pas les facteurs indispensables  à l'emploi juste de la force;la rapidité ou la lenteur dans l'exécution des techniques, l'étirement et la contraction des muscles. Les katas Shotokan commencent tous avec une technique défensive, elle est ensuite suivie d'une attaque pour terrasser l'ennemi. Ces combinaisons blocage attaque doivent être portées dans un seul mouvement  continu. En Shotokan,lorsque la même technique est exécutée trois fois de suite, en avançant ou sur place, les deux dernières techniques sont enchaînées très rapidement.

Bien respirer. Il faut généralement inspirer en bloquant, expirer en exécutant une technique finale, et expirer et inspirer en faisant des techniques successives. Le kiai est lié à la respiration; en expirant brusquement et en contractant les muscles de l'abdomen, il est possible de donner plus de puissance à la technique. R. Habersetzer dans son livre Shotokan Kata Karaté- Do Tome 1(Éditions Amphora) explique bien le techniques respiratoires propres à chaque kata.

Le salut. Funakoshi rappelait régulièrement à ses élèves que sans courtoisie, l'esprit du karaté-do n'existe pas. Au début et à la fin de chaque kata , le salut est l'expression de cette courtoisie. Ce cérémonial au début et à la fin d'un kata exige lenteur, retenue et concentration. Face au joseki, tenez vous droit avec la paume des mains touchant le côté des cuisses. Les pieds sont ensembles ,collés aux talons avec les orteils pointés à un angle de 45 degrés (musubi dachi). Penchez vous légèrement pour saluer (ritsurei) dans la direction de l'axe central du kata vers le point kiten, gardez un contact visuel avec tori. Redressez-vous et annoncez le kata d'une voix forte et déterminée. Passez ensuite en position d'attente (yoi) en écartant un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) Debout, pieds parallèles à la largeur des épaules, genoux souples. Les bras sont devant au niveau de la taille, poings fermés (heiko dachi). Vous êtes calme, décontracté, bien solide sur les jambes légèrement fléchies, votre poids est également réparti sur les deux jambes même si vous savez dans quelle direction vous commencez le kata. Toute la force concentrée dans le hara, zanchin, le regard au loin.

Le regard. Au début du kata ,vous devez regarder devant vous en ne fixant rien de précis. Vous "voyez" l"attaquant des pieds à la tête . Lorsque vous effectuez une technique d'attaque,une technique défensive, un pivot, vous devez porter votre regard vers l'adversaire avant d'effectuer la technique. Dans les cinq Heian , le premier attaquant se trouve à gauche, il faut donc tourner la tête vers la gauche avant de faire le bloc en pivotant. Le principal défaut des débutants est de regarder le sol, ou de ne pas avoir de vision périphérique. Même si notre adversaire est devant nous ,il faut être capable de voir le prochain qui peut être à gauche ou à droite. Il faut être conscient de tous les adversaires qui nous encerclent, même celui derrière nous.

À la fin du kata, lors du retour à la position yoi que vous maintenez quelques secondes;  c'est yame; continuer de regarder votre dernier adversaire 3 secondes, joignez les pieds en musubi-dachi en ramenant un peu le pied droit, puis le gauche, décontractez-vous(yasme) et saluez comme au début avant de vous redresser.

Vidéo d'Unsu(bunkai)   

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